Prof. Léandre Sahiri
Je suis Léandre Sahiri (de mon nom complet SAHIRI Katouho Sokouri Massoro Léandre), fils de Dimahi Honohi Marie de Dobé et de Katoua Sahiri Jean de Kakrédou, ouvrier du bâtiment, conteur émérite, joueur de l’arc musical (le dodo) philosophe anonyme, défenseur de la vérité et de la justice, dont je tiens nombre de valeurs que je m’évertue à transmettre à mes enfants. Je tiens mon prénom LEANDRE du père Castanchois qui m’a baptisé et qui m’a encadré lors de mon bref passage au Séminaire de Gagnoa.
Je suis originaire de Gagnoa, région du centre-ouest de la Côte d’Ivoire, mon pays natal que j’ai été contraint de quitter en 1987, pour un exil politique, en France où j’ai poursuivi mes études universitaires et ma fonction d’enseignant. Je suis titulaire d’un Doctorat ès Lettres de l’Université de la Sorbonne (Paris), Enseignant-chercheur, critique littéraire, psychocritique, écrivain et éditeur. J’ai enseigné la langue et la littérature françaises dans plusieurs établissements et institutions, d’abord en Côte d’Ivoire, puis en France. J’ai été chercheur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), au Canada ou j’ai étudié le métier du livre (l’édition). J’ai collaboré à de nombreux journaux, magazines et revues. J’ai à mon actif plusieurs articles, préfaces et livres. Depuis quelques années, j’ai mis un terme a mon métier d’enseignant et désormais, je consacre le reste de ma vie à l’écriture et à l’édition et surtout à ma famille.
Je suis un passionné de la vie, de la littérature, des arts et de la politique. Très tôt confronté à l’injustice, je ressens toujours au plus profond de moi-même n’importe quelle injustice commise contre n’importe qui, où que ce soit chez nous ou ailleurs dans le monde. Je puis tout pardonner, excepté l’injustice. Je suis affamé de justice. Et donc, par mes écrits et mes déclarations, je m’emploie à dénoncer et à combattre, de toute mon énergie, l’injustice et ses corollaires, notamment: la violence, l’ignorance, le mensonge, la misère et l’égoïsme. Mes contributions politiques, c’est justement pour combattre ces vices, surtout en ces temps-ci où la vérité est si souvent obscurcie, occultée et le mensonge établi.
Outre l’injustice, je combats particulièrement l’ignorance. Vous savez, l’ignorance, c’est le fait de manquer de certaines connaissances utiles pour s’épanouir et mener une vie décente. Et, on est ignorant, soit parce qu’on n’est pas instruit, soit parce qu’on ne sait pas lire, soit parce qu’on refuse de lire. Or, c’est par l’ignorance qu’on maintient un être humain en esclavage, c’est-à-dire sous la domination des autres. En vérité, on ne peut manipuler, soumettre et dominer que des gens ignorants; tout simplement parce que, l’individu ignorant est borné, il ou elle manque d’esprit critique et de discernement. De plus, c’est l’ignorance ou le manque d’instruction et d’éducation qui conduit, irrémédiablement, à l’égoïsme, au mensonge, à la violence dans nos milieux, dans nos communautés, dans nos pays. La violence, qu’elle soit physique ou verbale, est un dérèglement, c’est-à-dire un mal qui fait perdre, à tout individu, ses moyens de contrôle, la maîtrise de soi. De ce point de vue, vous constaterez par exemple que bon nombre des rebelles sont des analphabètes manipulés qui font un usage abusif ou un mauvais usage de leur force ou de leurs armes. A ce propos, j’ai écrit un livre intitulé “LETTRE OUVERTE AUX NOIR(E)S QUI NE LISENT PAS”.
Par ailleurs, mes écrits, mes déclarations et autres activités visent aussi à promouvoir les valeurs humaines et les connections interculturelles. C’est dans cet état d’esprit que j’ai initié, avec mon épouse Yvonne Badi Sahiri, l’implantation d’une médiathèque à Gagnoa, notre ville natale à laquelle, malgré notre éloignement, nous demeurons profondément attachés. C’est dans cet état d’esprit que nous mettons nos moyens, nos expériences et nos compétences au service du développement de notre region, notamment la region du Goh.
En tout cas mon rêve obsédant, c’est de vivre dans un monde où des individus ne se comportent pas comme des loups, des tigres, des requins ou des ogres à visage humain vis-à-vis des autres êtres humains. C’est le sens et la mission de mes livres, tout particulièrement: “Le droit de vivre” …