Accusations

















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Accusations



Editions MENAIBUC
Accusations
Receuil de Poèmes


Léandre Sahiri met à notre disposition un recueil de 43 poèmes inspirés de sources variées et diverses, qui visent à promouvoir les valeurs humaines et qui cadrent avec son rêve obsessionnel du meilleur des mondes possibles...

Le livre commence par une réflexion interrogative qui justifie bel et bien du titre du recueil « Accusations » : Quand un malheur arrive, pourquoi toujours accuser et ne pas nous accuser d’abord? De ce point de vue, « Accusations » est une invite à effectuer, en toutes circonstances, une réelle introspection à la fois individuelle et collective, en vue de trouver les causes de nos maux et les solutions appropriées.

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Publication: Août 2009






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Accusations



Au commencement, le poète, en une réflexion interrogative, accuse, nous accuse et s’accuse lui-même, dans le premier poème éponyme qui justifie bel et bien du titre du recueil « Accusations » :

« Pourquoi toujours trouver
En autrui
Le responsable de nos maux ? »


Et, comme répondant, lui-même, à cette interrogation, il lance une invite à chacun et à chacune de nous : face à toutes crises, nous devons effectuer, en toutes circonstances, une réelle introspection individuelle et, si besoin est, collective, en vue de trouver les causes de nos maux et les cures idoines :

« Au lieu d’accuser les autres
Accusons-nous
Nous-même
D’abord ».

Dans le même ordre d’idées, et utilisant la parole de Zarathoustra, du moins feignant de se dissimuler derrière ce personnage mythique, Léandre Sahiri nous somme instamment de puiser résolument en nous-mêmes les ressources suffisantes et nécessaires pour trouver les solutions à toute crise que nous vivons. En d’autres termes,

« … chacun de nous… (doit)
… se confronter à
Sa propre guerre intérieure… ».

Le deuxième poème du recueil, notamment « Zarathoustra », ouvre la page des dénonciations des manipulations politiques, domaine dans lequel d’ailleurs Léandre Sahiri excelle.

De ce point de vue, on lira avec intérêt les poèmes suivants : « Il n’y aurait pas de guerre » où il accuse les dirigeants d’avoir beau jeu d’allumer partout des foyers de tension (guerres, rebellions…), pour ensuite envoyer à l’abattoir les enfants des autres et faire semblant de jouer aux pompiers, alors que c’est eux les pyromanes ; « Mal à l’Afrique » où il accuse les Africains d’être les premiers ennemis de l’Afrique et de favoriser, consciemment ou inconsciemment, la spoliation et la paupérisation du continent, berceau de l’humanité et de la civilisation, terre qui, on ne peut le nier, regorge de ressources et de richesses (or, diamant, cacao, bauxite, manganèse, coltan, agrumes...) et qui, cependant, est en proie, on ne peut le nier non plus, à d’énormes difficultés… : trop de problèmes, trop de manques, trop de souffrances, etc.

Dans un tel contexte environnemental, on en vient à se demander : la vie a-t-elle encore un sens ? (Ou plutôt) comment donner du sens à la vie ?

Cette question fondamentalement existentielle, Léandre Sahiri nous invite à la reposer dans ses poèmes « Zégloubèdè», « Comme des moutons », « Là-bas dans mon pays », « Insomnie », « L’Inutile », « Décrétale d’exil », « A mon peuple »…, dont les personnages pourraient être l’un ou l’une ou l’autre d’entre nous.

Par exemple, on pourrait imaginer aisément que, lorsqu’il nous accuse d’encombrer nos vies de choses inutiles et de nous accommoder de « l’inutile », lorsqu’il célèbre l’idéal politique dans « A Gabriel Péri »…, ou bien lorsqu’il stigmatise les dérives de la jouissance du pouvoir dans « Nguur » et « Inconscience », Léandre Sahiri fait un clin d’œil particulier, voire donne une griffe, à ses camarades de lutte d’hier, parvenus à la haute marche de l’échelle sociale et étatique, aujourd’hui aux commandes dans son pays d’origine, qu’il accuse de

« Brader
Nos idéologies communes
Hier avec hargne défendues
Et aujourd’hui
Par les réalités de la jouissance du pouvoir
A rude épreuve mises »

Par-delà les thèmes, ce qu’il nous paraît intéressant de souligner dans « Accusations », c’est l’abondance des symboles et des images ; c’est également la grande maîtrise de la langue, ainsi que la qualité du langage de l’auteur.


En effet, Léandre Sahiri refuse volontiers le langage ésotérique qui empêche bien souvent de s’immerger dans une œuvre poétique. Il a, dans « Accusations », choisi de s’exprimer dans un langage simple et accessible à tous. Il brise ainsi les « murs sécurisés » qui entourent la poésie classique.
Sans doute, veut-il, en procédant ainsi, loin d’enlever à la poésie son essence et sa substantifique moelle, faire de ce genre d’écriture quelque chose qui rime avec notre temps et nos réalités.
Sans doute, veut-il, en sa qualité de professeur de Lettres et critique littéraire, prôner une poésie d’actualité qui aborde directement les sujets, sans détours, sans faux-fuyant, sans accroche-cœur, sans sourciller, en toute liberté…

Le recueil est, comme nous l’avons souligné plus haut, immense et dense. Et, il n’est pas dans nos forces de prétendre en épuiser la présentation en quelques pages. D’ailleurs, tel n’est pas l’objet d’une préface.

Cependant, il nous semble impérieux et important de préciser qu’on ne sort pas vierge de la lecture de cet amas d’« accusations ». C’est une machine qui transforme et façonne, profondément, positivement, du moins à notre avis. Chacun ou chacune s’y retrouve. On y est parfois surpris par des révélations qui nous touchent, qui nous concernent singulièrement, au point qu’on est, de temps à autre, amené à se demander si, avant d’écrire, Léandre Sahiri, éventuellement, ne nous espionne pas, ou n’enquête pas sur nos vies privées.

En tout cas, ceci, entre autres aspects, impose « Accusations » comme une grande oeuvre littéraire que nous apprécions et dont nous avons plaisir à recommander la lecture.


Sylvain de Bogou*
Londres, 2009

* Sylvain de Bogou est journaliste (radio et presse écrite) et consultant, parlant couramment et sans distinction l’anglais et le français. Il est titulaire d’un Master en Droit des Relations Internationales. Il prépare une carrière d’enseignant-chercheur. Pour son franc-parler dérangeant, son non-conformisme, son engagement politique…, ou on l’approuve, ou on le réprouve. Sa soif de savoir le « contraint » à s’intéresser à presque tous les domaines de la connaissance. Il déclare avoir deux ennemis jurés qu’il combat de toutes ses forces, à savoir l’ignorance et l’injustice. Il est l’auteur de plusieurs articles de presse et d’un recueil de poèmes qui vient de paraître « Unfinished Symphony ».